2019 - Termes de référence pour la 13ème édition du Fonds francophone pour les droits de l’Homme « Martine ANSTETT » (FFDH)

La Direction « Affaires politiques et gouvernance démocratique » (DAPG) lance, en 2019, la 13ème édition de l’appel à propositions du Fonds francophone pour les droits de l’Homme « Martine ANSTETT » (FFDH).

Le Fonds francophone pour les droits de l’Homme « Martine ANSTETT » vise à soutenir les initiatives et projets de terrain développés par des organisations de la société civile (OSC), dans le domaine de la promotion et la protection des droits de l’Homme, de la démocratie et de la paix.

L’objectif de ce Fonds est notamment d’identifier, de favoriser et de soutenir les efforts déployés en vue de la diffusion, de la vulgarisation et de l’enseignement, par des moyens diversifiés et adaptés aux réalités socioculturelles, des droits de l’Homme, de la démocratie et de la paix dans les différentes couches de la population.

A travers ce Fonds, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) souhaite contribuer à inscrire durablement les valeurs véhiculées par les droits de l’Homme dans les actions et comportements et à leur appropriation par la société.

En 2019, la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE), adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989, fêtera son trentième anniversaire. Cette Convention, qui est à ce jour le traité international relatif aux droits de l’Homme le plus largement ratifié par les États, énumère les obligations qui incombent aux États de protéger les enfants contre toute forme de discrimination et de prendre des mesures positives pour favoriser et garantir le respect des droits de tous les enfants, sans distinction.

Aujourd’hui, 30 ans après l’adoption de cette convention, ces 54 articles méritent d’être encore largement répandus et mis en œuvre. Parmi eux, figurent notamment le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de toute forme d’abus et d’exploitation, le droit d’être protégé contre toutes formes de discrimination, le droit à l’éducation, le droit à l’identité, le droit à la liberté d’information, d’expression et de participation.

Les enfants sont les premières victimes des guerres, des conflits, de la pauvreté. Les migrations affectent également la vulnérabilité des enfants puisqu’un migrant sur huit est un enfant.

Les activités de l’OIF en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’Homme, en particulier des enfants s’inscrivent dans le cadre normatif de la Déclaration de Bamako, adoptée en 2000, qui est le  texte de référence pour la Francophonie dans les domaines de la démocratie, des droits et des libertés. L’OIF assure la promotion de la Convention et sa mise en œuvre en développant des actions de sensibilisation et de formation et soutenant des activités pour les enfants victimes de violences développé des actions de formation à travers les réseaux institutionnels de la Francophonie et les organisations de la société civile francophone. 

Dans ce contexte, en 2019, le Fonds Francophone pour les droits de l’Homme « Martine ANSTETT » soutiendra des projets d’Organisations de la société civile (OSC) de l’espace francophone qui œuvrent pour la promotion et la protection des droits des enfants.

 

Trois approches peuvent être adoptées par les OSC intéressées à répondre à cet appel à propositions :

  • Approche 1 : Prévention des atteintes aux droits des enfants

Plaidoyer auprès de la population, des agents publics et des forces de sécurité, et sensibilisation aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’enfant afin de lutter contre les stéréotypes et contre toutes formes de discrimination à l’égard des enfants.

  •  Approche 2 : Assistance aux enfants et en particulier aux enfants migrants

Soutien psychologique, juridique et matériel, ainsi que sensibilisation des acteurs impliqués dans la prise en charge des enfants.

  • Approche 3 : Renforcement du cadre légal de protection des enfants

Formation et plaidoyer auprès des autorités pour la création de voies de recours accessibles aux enfants et pour l’établissement d’un cadre légal qui les protège.