Historique du FFDH " Martine ANSTETT "

​A Beyrouth, lors de leur IXe Sommet (18-20 octobre 2002), les Chefs d’Etat et de gouvernement des pays ayant le français en partage ont tenu à réaffirmer « le caractère universel et indissociable de tous les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement », et se sont dit déterminés à « en assurer la pleine jouissance pour l’ensemble des citoyens ». Dans le même esprit, le Sommet a exprimé sa volonté de « favoriser l’émergence de nouveaux partenariats entre initiatives publiques et privées, mobilisant tous les acteurs œuvrant pour la reconnaissance, la protection et le respect des droits de l’Homme ».

De même, ils ont réitéré, lors de leur Xème Sommet à Ouagadougou (26-27 novembre 2004), leur « détermination à promouvoir les principes et les engagements souscrits au titre de la Déclaration de Bamako (3 novembre 2000) sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés et à mettre en œuvre son programme d’action, dans un esprit de progrès concerté, afin de faire de la consolidation de la paix, de la démocratie et de l’Etat de droit un des axes prioritaires de la Francophonie… ».

Ces engagements incitent la Francophonie à persévérer dans son double dessein, d’une part, de « développer l’esprit de tolérance et de promouvoir la culture démocratique dans toutes ses dimensions, afin de sensibiliser, par l’éducation et la formation , les responsables publics, l’ensemble des acteurs de la vie politique et tous les citoyens aux exigences éthiques de la démocratie et des droits de l’Homme », et, de l’autre, de « susciter une mobilisation significative pour l’ancrage de la culture des droits de l’Homme et de la démocratie, elle-même composante essentielle de la culture de la paix, comme préalable à la consolidation de l’État de droit démocratique et de la paix ».

A cet effet, conformément au Cadre stratégique décennal adopté au Sommet de Ouagadougou et au Programme d’action de Bamako, la Francophonie s’emploie à « développer systématiquement une véritable éducation à la démocratie et aux droits de l’Homme dans chacun des pays francophones à tous les niveaux de l’enseignement, primaire, secondaire, universitaire et extrascolaire intégrant, aussi, les activités de sensibilisation et de formation menées par les différents acteurs et artisans de la culture démocratique ».

Pour donner corps à cette volonté politique, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a prévu que, au titre de la mise en œuvre de son programme «Promouvoir les droits de l’Homme et la démocratie», «les requêtes des ONG, ainsi que d’autres partenaires, sollicitant un concours pour des formations (bourses, séminaires, etc.), et des publications, seront financées dans le cadre d’un Fonds francophone d’initiatives pour les droits de l’Homme, la démocratie et la paix (FFIDDHOP) ».

Dans cette perspective, la Direction « Affaires politiques et gouvernance démocratique » (DAPG) a été chargée de mettre en place ce fonds en vue de contribuer à la consolidation du rôle actif des organisations de la société civile ainsi que de celui des réseaux institutionnels et des instituts et centres de formation dans le domaine des droits de l’Homme, de la démocratie et de la paix.

  A l’initiative de la Secrétaire générale de la Francophonie, Madame Michaëlle JEAN, le Fonds francophone d'initiatives pour la démocratie, les droits de l'Homme et la paix (FFIDDHOP) a été renommé Fonds francophone pour les droits de l’Homme « Martine ANSTETT ». De décembre 2009 et jusqu’à son décès, en avril 2015, Martine ANSTETT était Sous-Directrice à la Direction de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme de l'OIF. Martine ANSTETT était un exemple d’engagement, de dévouement et de professionnalisme au service de l’OIF et, plus largement, au service de la défense des droits de l’Homme.